Catégorie : Critique et démystification

  • Connaissez-vous le « brain rot » ?

    Connaissez-vous le « brain rot » ?

    Il y a de fortes chances que nous en soyons déjà tous un peu victimes.

    Le New York Times a publié une enquête qui chiffre ce que beaucoup observent depuis des mois : l’exposition continue aux contenus pauvres, rapides et automatisés détériore les capacités cognitives.


    Et l’association IA + réseaux sociaux amplifie le phénomène.

    Perte d’attention.
    Mémoire immédiate affaiblie.
    Raisonnement appauvri.
    L’ère du brain rot est là.

    Un chiffre frappe particulièrement :
    👉 Dans une étude du MIT, 83 % des participants ayant utilisé un chatbot pour rédiger un texte étaient incapables de citer une seule phrase une minute plus tard. Leur activité cérébrale était la plus basse du panel.

    Ce n’est pas un problème d’IA. C’est un problème d’usage.

    Nous consommons des résumés instantanés au lieu d’explorer, analyser, comprendre. Résultat : les scores de lecture, de mémoire et de vocabulaire chutent dans de nombreux pays, surtout chez les adolescents.

    Il y a pourtant une alternative à défendre !

    L’IA peut produire exactement l’inverse :

    • augmentation des compétences
    • meilleure capacité d’analyse
    • accélération de l’apprentissage

    À La Forge, nous en sommes convaincus : tout dépend de la qualité des produits IA que nous fabriquons.

    Un bon produit IA supporte l’expertise humaine, renforce l’autonomie, améliore la prise de décision et augmente la valeur ajoutée de chacun. Il enrichit les savoir-faire au lieu de les appauvrir.

    Il n’éteint pas la pensée, il l’amplifie.

    Le défi n’est donc pas d’éviter l’IA, mais de concevoir ce qui élève par l’IA.


    🔥 Et vous, comment percevez-vous ce risque de « brain rot » ?
    Votre retour m’intéresse et vos partages permettront d’élargir les échanges 🙏

    Source

    Initialement publié sur LinkedIn

  • Beaucoup trop de bruit sur l’IA.

    Beaucoup trop de bruit sur l’IA.

    Trop de démos.

    Trop de promesses recyclées.

    Les fonds voient passer la même chose en boucle, donc ils haussent le niveau d’exigence.

    Jennifer Keiser Neundorfer (January Ventures) le dit très clairement : ce qui compte n’est plus l’IA en elle-même, mais la capacité à en faire un vrai produit. La techno est devenue une commodité. La vision produit, non.

    Ce qu’elle regarde, et que nous voyons aussi à La Forge:

    • Sortir du gadget IA : Ne pas ajouter un bouton magique, mais réécrire le workflow. Si l’IA ne change pas une étape entière, ce n’est pas assez.
    • Avoir un avantage défendable : Donnée propriétaire ou difficile à obtenir. Et un accès marché clair. Sans « secret sauce », même la meilleure démo meurt.
    • Prouver la valeur économique : Qui paie, combien, pour quel gain mesurable. L’inférence a un coût. Il faut montrer que le client le couvre et y gagne.
    • Démontrer l’exécution : Pilotes, POC, premiers clients. C’est le signal le plus fort. On finance ceux qui font, pas ceux qui racontent.
    • Être un cran en avance : Ne pas copier la démo du moment. Construire pour la vague suivante.


    Message important : en 2025, ce n’est pas la techno qui manque. Ce qui manque, c’est la clarté produit. Ceux qui la travaillent sérieusement sortent du bruit.

    C’est exactement pour ça qu’on a créé La Forge :  faire des produits qui change vraiment la façon de travailler, porté par une équipe qui montre des résultats dès maintenant. Pas pour faire des PoC jetables, mais pour faire émerger des produits IA qui rendent leur utilisateurs meilleurs.

    Initialement publié sur LinkedIn.

  • « IA, la grande escroquerie »

    « IA, la grande escroquerie »

    Je vous recommande la lecture d’un article très intéressant à propos du livre « The AI Con » d’Emily Bender et Alex Hanna.

    Quelques extraits qui valent le détour :
    ➡️ « L’intelligence artificielle est un terme marketing ».
    ➡️ « Babysitter les IA : l’exploitation est la norme. »
    ➡️ « tenter de remplacer le travail par des systèmes d’IA… c’est moins pour plus de préjudices. »
    ➡️ « L’IA n’est qu’un pauvre fac-similé de l’État providence. »
    ➡️ « La capacité des modèles d’IA générative à performer aux évaluations tient d’un effet Hans le malin. »

    ⚠️ Pourquoi c’est important : ces rappels recadrent ce qu’est (et n’est pas) à l’IA. Loin de l’anthropomorphisme et de la hype, l’article recentre le débat sur ce que l’IA fait réellement aux organisations, aux métiers et au travail. Ils invitent à évaluer l’utile, pas l’illusion.

    Ce que cela confirme pour nous à La Forge

    • Notre mission : Nous sommes dans le vrai à vouloir augmenter les savoir-faire plutôt que de les imiter.
    • Notre ambition : lancer des « Produit IA » qui rendent leurs utilisateurs meilleurs dans leur métier.
    • Notre boussole : mesurer la progression de l’utilisateur plutôt que de collectionner des benchmarks déconnectés.
    • Notre méthode : de l’idée à l’adoption, en développant des logiciels avec une UX pédagogique et une gouvernance responsable, ancrée dans les usages réels.

    Merci Hubert Guillaud pour cet article 🙏

    Initialement publié sur LinkedIn.

  • L’IA est partout. Et pourtant, on confond encore ce qu’elle est avec ce qu’on projette sur elle.

    L’IA est partout. Et pourtant, on confond encore ce qu’elle est avec ce qu’on projette sur elle.

    Si vous voulez démystifier (vraiment) et vous approprier le sujet, écoutez cet épisode de La Science CQFD. C’est clair, pédagogique, et… ça remet quelques pendules à l’heure !

    Pourquoi ça vaut votre temps :

    1️⃣ Des intervenants solides, pédagogues : Clémentine Fourrier (Hugging Face) décortique les benchmarks comme des « opérationnalisations » de nos idées sur l’intelligence (connaissance, mémoire, suivi d’instructions, raisonnement). Alban Leveau-Vallier replace tout ça dans l’histoire des sciences de l’esprit : de l’effet ELIZA au test de Turing, jusqu’aux « capacités émergente » des LLM. On sort de l’incantation, on comprend les mécanismes.

    2️⃣ Anti-arnaque en bonus : on y découvre comment certains tests finissent « contaminés » (les modèles ont déjà vu les questions) ou « saturés » (tout le monde optimise le même score). ⚠️ Autrement dit : chiffres impressionnants ≠ intelligence générale. Parfait pour éviter la stratégie des go-go de l’IA façon terre brûlée : vendre des miracles, encaisser, et laisser entreprises & utilisateurs sur le carreau.

    3️⃣ Des exemples concrets : du « Dernier examen de l’humanité » (où les IA plafonnent ~10 %) au test SARA (raisonnement fiscal) qui montre des progrès spectaculaires mais non transférables tels quels au réel. On comprend où l’IA performe, où elle hallucine, et pourquoi.

    Penser « IA », c’est surtout évaluer nos hypothèses sur l’intelligence toute humaine. Au final, c’est moins de magie, plus de méthode => des choix produits et métiers plus pertinents.

    👉 Évaluation des IA : souffler dans l’algotest

    Initialement publié sur LinkedIn.