Design vs IA : une rivalité mal comprise pour un faux match avec de vrais dégâts (spoiler : nous !)

Encore une perle d’Hubert Guillaud, à partir des travaux de Nolwenn Maudet.

Tout d’abord le constat ➡️ l’IA générative c’est la standardisation des interactions : mêmes patterns, mêmes frictions, moins de contrôle. On “simplifie” en retirant le volant. ⚠️ Paupérisation des usages

Ce que je retiens et qui fait écho à nos convictions à La Forge :

  • Les interfaces ne sont pas une fin : elles permettent l’action humaine. La vague IA pousse pourtant à les effacer au profit d’agents « tout-en-un ».
  • Du côté IA, méfiance envers l’action explicite des utilisateurs ; du côté design, volonté de laisser paramétrer et régler.
  • « Le design reste la condition de succès de l’IA » : le succès de TikTok tient d’abord à son UX (le scroll hypnotique) plus qu’au seul algo de reco.
  • Standardisation et appauvrissement des interactions : on revient vers une « informatique mainframe ».  🤕 Ça pique, mais je trouve la comparaison tellement juste !

Reco de Nolwenn Maudet :
1️⃣ Améliorer les IA et améliorer les interfaces nécessite une bien meilleure collaboration entre les concepteurs d’IA et les concepteurs d’interfaces.
2️⃣ réaffirmer l’objectif de l’IHM : « mettre la puissance de l’ordinateur entre les mains des utilisateurs et d’accroître le potentiel humain plutôt que celui de la machine ».

Conclusion : l’IA a besoin d’interfaces, d’une manière ou d’une autre. A nous de les concevoir !

Initialement publié sur LinkedIn.

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