Avec la Gen AI, on peut produire des kilomètres de slides qui donnent l’illusion de bosser. Du verbiage calibré, des KPI sous Lexomil, et zéro valeur sur le terrain.
Yves Caseau vient de publier un papier salutaire qui remet le réel au centre : « Le lean thinking est clé pour créer de la valeur avec l’IA. Ne pas confondre la carte et le territoire. »
👀 À lire si vous souhaitez sortir de la « doxIA » qui nous empêche de voir les vrais enjeux.
Quelques constats tirés l’articke, très bien sourcé, en particulier avec le livre d’Emmanuelle Duez sur la transfo du travail avec l’IA :
1️⃣ L’engagement au travail s’effondre, la productivité patine, la « permacrise » sert d’alibi. Résultat : on commente la carte au lieu d’aller sur le territoire.
2️⃣ Agents IA : oui, ils arrivent. Non, ils ne vont pas » tout remplacer » demain matin. Ils déplacent le travail plus qu’ils ne le suppriment. La vraie question n’est pas quand adviendrait l’IA générale, mais » que fait-on maintenant avec la CI (Cognitive Intelligence) pour augmenter le travail réel ? »
3️⃣ Vibe coder n’est pas industrialiser. Générer du code, ça va vite. Le maintenir, l’intégrer au legacy, sécuriser, versionner… c’est là que la belle théorie se casse les dents. La révolution avance, mais à la vitesse d’un marathon. Ceux qui vendent le sprint vous vendent surtout du rêve.
4️⃣ Le piège du metaland. Le metaland, c’est la carte : tableaux de bord, frameworks, narratifs. C’est super utile (et facile à coup de GenAI) mais à condition de rester couplé au territoire (le gemba). Débranché du réel, ça produit du bruit plutôt que de la valeur, alimente le désengagement et les “bullshit jobs”.
Ces constats nourrissent nos réflexions La Forge dont la mission est de valoriser les savoir-faire par l’IA, partir du terrain, livrer des produits utiles, mesurer l’impact, industrialiser. Pas l’inverse.
Merci Yves Caseau pour ce joli morceau de réflexion partagée 🙏
Initialement publié sur LinkedIn.


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